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Perfect Days

Wim Wenders signe son grand retour avec Perfect Days en proposant une réflexion bouleversante et poétique sur la recherche de la beauté dans le quotidien.


Hirayama travaille à l’entretien des toilettes publiques de Tokyo. Il s’épanouit dans une vie simple, et un quotidien très structuré. Il entretient une passion pour la musique, les livres, et les arbres qu’il aime photographier. Son passé va ressurgir au gré de rencontres inattendues. Une réflexion émouvante et poétique sur la recherche de la beauté dans le quotidien.

Perfect Days, en apesanteur, est une réflexion profonde et poétique sur la beauté de l’instant, inspirée par le mot japonais komorebi, qui désigne la lumière du soleil qui perce à travers les feuilles d’un arbre. Près de quarante ans après Tokyo-Ga, documentaire sur les traces de Yasujiro Ozu, Wim Wenders retrouve un pays et une culture qu’il apprécie profondément. Il dédie ainsi son film à son maître déclaré. Clin d’œil : le personnage se nomme Hirayama, patronyme des personnages de Fleurs d’équinoxe ou du Goût du saké. Et lorsqu’il est questionné sur ce qui l’a le plus influencé dans l’œuvre du maître,Wenders répond : « Principalement le sentiment qui imprègne ses films que chaque chose et chaque personne est unique, que chaque moment ne se produit qu'une seule fois, que les histoires quotidiennes sont les seules histoires éternelles. » Chaque jour, a perfect day.

Bande-annonce

Presse

  • Couronné d'un prix d'interprétation mille fois mérité, Koji Yakusho auréole ce personnage d'un charisme lumineux.

  • Une balade envoûtante au Japon.

  • En filmant les gestes immuables d'un employé des toilettes publiques de Tokyo, le cinéaste allemand compose une ode à la poésie du quotidien. Son refus de la dramaturgie a quelque chose de reposant. Et son merveilleux acteur, dans un rôle quasi muet, a un charisme fou..

  • Une ode délicate et habilement mélancolique à la quête du bonheur.

Pour aller plus loin

Entretien avec Emmanuelle Nicot, réalisatrice

D’où vous est venue l’idée de DALVA ?

D’un imbroglio de plusieurs choses. D’abord, la thématique de l’emprise, qui m’est personnelle. Ensuite, lors de mon dernier court-métrage À L’ARRACHÉ, j’ai été en immersion dans un centre d’accueil d’urgence pour adolescents, et ce qui m’a frappée là-bas, c’est que tous ces enfants qui étaient là pour maltraitance avérée continuaient à faire bloc avec leurs familles considérant que la justice était injuste de les avoir placés. J’ai suivi deux de ces jeunes pendant des années et c’est ainsi que j’ai découvert le chemin qu’ils parcouraient entre la séparation avec leur famille jusqu’à leur «libération». À côté de ça, une de mes amies avait un père éducateur dont le travail consistait à extraire de leur domicile des enfants suspectés de subir des maltraitances pour les emmener en foyer. Un jour, cet éducateur a dû s’occuper d’une fillette de 6 ans vivant seule avec son père  : il s’est retrouvé face à cette petite fille hyper-sensualisée et sexualisée et qui était dans un jeu de séduction par rapport à lui. L’ensemble de ces éléments ont fait naître le projet DALVA. Je me suis demandée : que serait devenue cette fillette à 12 ans, à l’âge de la puberté et des premières histoires d’amour ?